Qu’il soit rapide ou long, facile ou difficile, fabuleux ou désastreux, l’accouchement est et restera toujours un moment incroyablement marquant dans la vie des parents. Peu importe la manière dont la naissance se déroule, en général, les parents se souviennent longtemps des moments qui l’ont précédés et qui leurs ont permis de faire connaissance avec leur nouvel enfant.



L’accouchement a beaucoup évolué au cours des époques et continue de le faire aujourd’hui. Il se passe différemment d’une femme à l’autre, d’un accouchement à l’autre, d’une culture à l’autre, d’un médecin à l’autre…C’est sans doute à cause de ces différences qu’il soulève autant de questions et inquiète souvent.



Les médecins, sages-femmes et autres professionnels peuvent répondre à plusieurs questions, mais pour s’y préparer, plusieurs femmes aiment aussi lire des récits d’accouchement. C’est pour ça que j’ai mis sur pieds ce blogue et que je vous invite à m’envoyer vos récits au mamantoutecroche@hotmail.com



Peu importe quand et comment le ou les vôtres se sont déroulés, je leur trouverai une place sur le blogue et je m’occuperai de l’orthographe et de la syntaxe. Les récits écrits par des hommes ou accompagnantes sont aussi les bienvenus, ainsi que les récits d'adoption, les photos, les vidéos... Bref, lâchez-vous lousse!!



Bonne lecture


mercredi 13 octobre 2010

La naissance de Grande puce

Grande puce est née à 37 semaines de grossesse, par césarienne. Tout était planifiés depuis quelques semaines car elle se présentait en siège et mon placenta ne fonctionnait plus très bien, donc elle manquait de nutriments.

Je me suis présenté à l'hôpital la veille de la césarienne, j'ai rempli une tonne de papiers et jasé avec une infirmière très gentille. À une heure du matin, puisque je ne dormais pas, j'ai eu droit à un calmant et je suis tombé en moins de deux, dans les bras de morphé, un ami précieux qui s'apprétait à me quitter pour un bon moment...

Le lendemain, la césarienne était planifié à 9h et à 8h le père de Grande puce est arrivé, avec sa cousine, une très bonne amie à moi.

Vers 9h, les infirmières ont commencés à me préparer: soluté, sonde urinaire... tout le tralala... Je ne posais pas de question et me foutais pas mal de savoir ce qu'elles me faisaient, j'avais juste hâte de voir ma princesse.

Vers 9h15, on à été faire un tour à la cafétéria de l'hôpital car il était officielle que ma césarienne allait être retardée...

À mon retour dans la chambre, j'étais inconfortable. La sonde me faisait mal, par intermitence. Je me suis étendue et quelques secondes plus tard, j'ai ressenti une sensation incroyablement intense, dans tout le corps. Comme un choc électrique vraiment puissant qui partait des reins et irradiait absolument partout, jusque dans les orteils. C'était très épeurant mais ca n'a duré qu'une trentaine de secondes. J'ai quand même sonné l'infirmière car ca m'avait fait très peur. De ce moment à son arrivé, quelques minutes plus tard, j'ai ressenti la sensation deux autres fois et ca me semblait plus intense d'une fois à l'autre. Quand l'infirmière est arrivé, elle m'a expliqué que j'étais ''plogué'' sur le pitocin, pour que le travail se fasse un peu avant la césarienne, et que la dose était dix fois trop élevé... Oups... Elle a réajusté la chose, j'ai eu une autre contraction, puis ca s'est calmé.

Le temps était long, j'avais hâte de voir ma fille, et finalement, à 13h30, l'équipe est venue finaliser les préparatifs en vu de m'emmener au bloc.

J'avais un peu peur de l'épidural et je n'ai pas aimé la sensation mais bon, c'était mieux qu'une anesthésie générale...

J'ai senti, pendant une fraction de seconde, qu'on me coupait. C'était en même temps que le père de Grande puce entrait et il a un peu paniqué de m'entendre dire ouch, croyant que je n'étais pas gelé du tout, mais il semble que parfois, le péritoine ne gèle pas... Ca n'a pas duré longtemps, heureusement. Il n'arrêtait pas de se lever pour voir ce qui se passait de l'autre coté du draps, alors que le personnel lui disait de s'asseoir. Je trouvais ca assez drôle.

Deux temps et trois mouvements plus tard, Grande puce était sortie. Les infirmières et le personnel s'extasiait devant sa beauté car elle était déjà toute propre, pas plissé, comme si elle était née depuis déjà un moment, et moi j'étais impatiente de la voir, je capotais littéralement. Quand ils l'ont emmené à la balance pour la peser, j'ai aperçu un de ses pieds très vite et juste ça m'a suffit. Je me suis écroulé (bon, façon de parler, j'étais déjà couché...) de bonheur et je me suis mise à pleurer comme un gros bébé, incapable de m'arrêter, à peine de respirer. La seule vue de son pied à suffit à me remplir d'amour et de tous les magnifiques sentiments qu'on ressent lorsqu'on ''tombe en amour'' avec son bébé.

Quand je l'ai eu à mes cotés mes pleurs ont redoublés. Je la trouvais tellement belle, tellement parfaite, et j'avais l'impression qu'elle me reconnaissait.

Quinze minutes après mon arrivé dans la salle de réveil, j'ai commencé à harceler les infirmières pour qu'elles me remontent à ma chambre. Chaque seconde passé loin de ma fille m'était intolérable, j'avais hâte de la prendre, de la cajoler, de l'embrasser, de l'allaiter... Bref, je ne me pouvais plus. Après une demi-heure, elles en ont eu assez et m'ont conduit près de ma fille.

Quand je l'ai eu dans les bras, tout à cesser d'exister. Nous étions seules au monde elle et moi, et je n'arrivais pas à croire qu'un si petit être, à peine débarquer dans ma vie, puisse me faire un tel effet. J'étais foudroyé par l'amour que je lui portais, déjà prête à remuer ciel et terre pour la rendre heureuse. J'avais aussi un peu peur de ne pas y arriver, mais j'étais tellement heureuse que je n'y pensais pas trop.

vendredi 24 septembre 2010

Récit d'accouchement

je vous raconte mon récit sur plusieurs jours !!!

Dimanche le 21 mai au matin mon gynécologue m’a fait un décollement  puisque mon col était à 1 depuis des semaines et que ma dpa était le lendemain. Le soir j’ai eu des pertes de sang et douleurs de règles, je vais à la mater, c'est un faux travail  


Lundi le 22, vers 20H, je perds du liquide. Comme j'ai eu un décollement la veille, dans ma tête c'est normal. J'ai quelques douleurs de règles dans les reins mais je m'affole pas, pour moi les pertes c'est rien surtout que c'est vraiment léger

Mardi le 23, en me levant, je reperds du liquide et les douleurs dans les reins deviennent vraiment insupportables mais bon je prends ma voiture quand même pour aller à la clinique comme prévu. La bas, à chaque fois que j'ai très mal dans les reins sur le moniteur j’ai une contraction. La sage femme me dit que c'est pour cette nuit, elles sont rapprochées et régulières. Je lui explique pour les pertes et le test du cotton tige révèle qu'en fait j'ai fissuré depuis la veille. Je n’en crois pas mes oreilles mais j’appelle quand même ma mère pour qu’elle vienne me porter ma valise. En attendant je me promène un peu et deux heures plus tard, je commence vraiment à avoir très mal. On m'installe dans ma chambre et on me met sous moniteur. Tout le monde crois que c'est pour cette nuit, mais à 22H mon col toujours à 1. Je deviens folle. Jje souffre depuis des heures pour rien!  On m’explique qu’on va attendre la nuit et que demain, si rien n’a évolué, je serai déclenché.
 
J'ai passé la nuit avec des contractions toutes les 2-3min d'intensité 80/100, ce fut une horreur, j'en ai pleuré tellement j'en pouvais plus. L’épidural n’a eu aucun effet sur moi…

mercredi le 24  à 9H le docteur me dit que comme j'ai fissuré depuis plus de 36H je dois être déclenché.
à 11H, on me déclenche
à 11H15 on me donne un petit calmant qui me soulage un peu
à 12H15 j'ai mal de nouveau et mon col est à 2
à 13H15 j'ai toujours mal, je pleure, ma tension chute, le coeur de bébé ralenti. On me met sous oxigène. Je suis à cinq! Enfin!
à 14H, mon col est à 6! Je souffre terriblement et l’épidural ne fonctionne toujours pas
À 14H, mon col est à 9, je pense mourir de douleur
à 14H15 je suis complète et je commence à pousser, j'ai aucune force à cause des jours précédents, je n'arrive pas à pousser, on m'apporte un miroir pour m'aider, je vois le bout de la tête de bébé, je me dis allez c'est la fin !!!
à 14H32, après quelques bonnes poussées, mon petit ange est sur mon ventre, il pousse un tout petit cri trop mignon et moi je suis  au septième ciel!
J’ai droit à des petits points mais internes donc pas de soins par la suite !!!!!
C’était, dois-je le spécifier, les moments les plus intenses et magnifiques de toutes ma vie!

mardi 21 septembre 2010

La naissance d'Alexis, vu par son arrière grand-mère

Bonjour Alexis, je suis ton arrière grand-mère. J'ai 78 ans et ça fait 54 ans que nous sommes mariés ton arrière grand-père et moi. Voici quelques mots pour te dire combien j'ai vécu de beaux moments lors de la grossesse de ta maman et de ta naissance.

Tu es tout d'abord mon premier arrière petit fils. J'ai été très chanceuse. Ils m'ont permis, ton papa et ta maman, de me faire vivre de merveilleux moments. J'ai entendu battre ton coeur après quelques semaine de ta vie dans le ventre de ta maman. Puis ce fut l'échographie où j'ai pu admirer tous tes petits membres. À chaque fois que j'accompagnais ta maman chez le médecin, je me sentais rajeunir de dix ans. C'était merveilleux!

Puis vint le moment où tu as eu envie de venir nous voir. On t'attendait avec joie. Je regardais ta maman qui avait tellement mal au ventre, nous étions impuissant. Elle faisait ça comme une grande, elle faisait sa "job". Le moment le plus intense c'est lorsque nous avons vu ta petite tête sortir et que nous avons entendu ton cri. Quelle joie! Oh mon dieu!! Tu pleurais et c'était tellement émouvant que les larmes coulaient sur mes joues. Je les laissais coulées, je trouvais cela très doux, mais quelles émotions... Je n'aurais donné ma place à personne! J'ai vécu des heures de bonheur. Je crois que ça prenait ta maman pour me faire vivre ça. C'était un pur bonheur, je ne peux pas exprimer toutes ses émotions, je crois qu'il faut les vivre. Merci mon Dieu pour tant de joie, merci à ton papa et à ta maman pour m'avoir fait vivre tout ça. Et merci Alexis ne nous avoir choisi comme famille.

Bonne chance Alexis avec tout mon amour petit poussin xxoo :)


La naissance d'Alexis vu par sa mère

14 janvier 2010
En me couchant le soir vers 9 :30, je n’arrêtais pas de dire à mon conjoint à quel point j’avais hâte d’accoucher. Il faut dire que ma dpa était le 13 janvier! Depuis 2 semaines, je prenais de grandes marches, je faisais pleins de ménage, j'avais même lavé mes planchers à 4 pattes! Pendant que nous discutions, je ressentais beaucoup de chocs électriques et des douleurs menstruelles.
Vers 10:33, j’ai ressenti une douleur menstruelle plus intense et je me suis mise à calculer, pour voir… 7 minutes plus tard, une autre. Ce n’était pas vraiment douloureux, des petites contractions.  À 10 :45, j’ai senti quelque chose couler… je me suis levée très rapidement, j’étais en train de perdre mes eaux! Une bonne flaque par terre et pouf le bouchon muqueux est sortit!  Ah ce que j’étais contente…  J’ai dit : chéri j’ai perdu mes eaux… on va avoir notre bébé bientôt! J’étais tellement heureuse, j’avais le sourire étampé dans la face. J’ai appelé à la maternité pour prévenir de mon arrivée… J’ai appelé ma mère et mon père pour leur dire que c’était parti. J’ai même pris le temps de nourrir le chat et d’ouvrir mes rideaux pour mes plantes.  J’ai finalisé mes valises, pris quelques collations et nous sommes partit. Il faisait très doux dehors.
En arrivant dans le stationnement de l’hôpital, j’ai senti que je perdais encore du liquide, une chance que j’avais mis une serviette sanitaire.  Au pavillon des naissances, l’infirmière m’a mis sur le moniteur et m’a fait attendre un peu pour l’examen du col parce qu’elle était en changement de chiffre.  Sur le moniteur, on pouvait voir que j’avais des petites contractions irrégulières, c’était très supportable, comme des petites crampes menstruelles.  Mon père et ma grand-mère sont arrivés.  Vers 11 :45, l’infirmière qui m’a assisté toute la nuit, Anick, a examiné mon col. Il n’avait pas vraiment bougé depuis mon dernier examen gynécologique. J’étais encore ouverte à un et demi et effacée à un peu plus de 50%.

15 janvier 2010
Vers minuit et cinq, j’ai commencé à avoir des contractions régulières aux 5 minutes.  À minuit et dix, j'ai été installée dans la chambre 21, avec un lit double (!) J’ai sortit ce dont j’avais besoin, j’ai mis de la musique relaxante, je me suis mise en pyjama…  Les contractions s’enduraient très bien encore puis, de plus en plus, elles s’intensifiaient et sont devenues plus rapprochés. Vers 2 heures, j’étais ouverte à 3+4 et effacé à 70%. Là ça commençait à être très intense. J’étais pratiquement tout le temps sur le moniteur parce qu’on perdait le cœur… il n’avait pas un bon suivi, le bébé bougeait. Donc, pour être certaine, elle me gardait sur le monitoring. Une fois, ça lui a pris 5 minutes avant de trouver le cœur, je capotais, j’ai eu tellement peur.  Finalement, une fois que j’ai été sur le dos, elle l’a trouvé et tout allait bien, son petit cœur avait un bon rythme.
J’aurais voulu essayé d’être sur le ballon, de marcher, de changer de position, de prendre un bain… mais je devais rester allongé sur le dos pour le moniteur. Sur le dos, les contractions semblaient vraiment pires. Vers 3 heures, elles étaient aux 2-3 minutes et elles faisaient très mal… Je souffrais énormément, j’étais très fatiguée et je ne m’endurais plus, tellement que j’en ai vomi.  Je tremblais et j’étais vraiment en grande souffrance. J'étais seulement dilatée à 4, je savais qu'il me restait la moitié à faire plus la poussée, je sentais que je n'allais pas être capable de passer au travers. J’ai demandé l’épidural à 3:30. L’anesthésiste, Catherine, me l’a administrée quelques minutes après ma demande, entre deux contractions. Je n’ai rien senti, mais mon conjoint semblait ne pas aimer voir ça. Après il m’a dit que c’était une super grosse aiguille… Après 3 contractions, je ne  sentais plus du tout les contractions. Mon conjoint et moi avons somnolé un peu. Mon père et ma grand-mère sont parti se reposer un peu.
Pendant la nuit, l’infirmière vérifiait le moniteur à chaque 30 minutes.  À 4 heure, j’étais ouverte à 5 et effacé à 80%.  L’infirmière m’a installé une sonde urinaire. Elleétait super gentille,  attentionnée et elle avait une voix très douce.  À 6 :15, j’étais rendue à 6+7 et effacée à 85%. Je me suis installée sur le dos, parce que j’étais sur le côté depuis longtemps. On m’a annoncé que ce serait Docteur Lamontage qui m’accoucherait. Vers 7 :30, le médecin Dr Germain est venu se présenter, il m’a dit qu’il assisterait Docteur Lamontagne. Il a vérifié le moniteur et m’a dit qu’il pensait que j’en avais encore pour 4 heures de travail. Je trouvais qu’il restait beaucoup de temps encore, mais au moins je ne souffrais pas et le cœur du bébé allait bien. L’infirmière de garde vendredi matin était Nancy. Elle est venue examiner mon col à 7:50 et elle m’a dit : tu es prête pour la poussée!!! Effacée à 100% et ouverte à 10! Je n’en revenais pas et j’étais vraiment contente de voir comment ça avait évolué! J’ai demandé à ce qu’on attende ma grand-mère et il n’avait pas de problème. Le bébé était bien bas et il continuait de descendre pendant ce temps.
Une fois ma grand-mère (elle assistait à mon accouchement pour filmer) arrivée, à 8:30, j’ai commencé à pousser avec l’infirmière. Mon père attendait dans le corridor. J’ai commencé à sentir les contractions un peu, ça l’aidait pour pousser et la douleur n’était rien comparer à celles que j’avais avant l’épidural. Même que je pouvais jaser un peu entre les poussées, on parlait de stationnement l’hiver, on comparait la poussée à essayer de sortir une voiture d’un banc de neige!! Hi hi! Le bout de la tête a sorti rapidement, mais ce fut long avant qu’elle sorte au complet.  La tête sortait un peu et rentrait un peu à chaque poussée. Les dernières poussées étaient plus intenses, mais c’était vraiment endurable et j’étais motivée en pensant à la venue de mon bébé. L’infirmière était vraiment bonne, elle m’encourageait énormément, elle était très énergique et elle me motivait beaucoup. Ça faisait 28 ans qu’elle faisait ça, elle avait plus d’expérience que les médecins!  Vers la fin, les deux docteurs sont venus. Docteur Germain était un nouveau médecin et m’observait le vagin assez intensément, mais il n’était pas déplacé, c’est juste que ça me gênait et ça paraissait qu’il n’était pas habitué. Toutefois, il a très bien fait ça et l’autre docteur l’assistait. Vers la fin, les docteurs me disaient, ça y’est 2 poussées encore… et une ... Et hop effectivement, ça y’était après 1 :21 de poussée, le moment le plus intense de toute ma vie...
Alexis est arrivé à 9 :51. Il pleurait en sortant et avait les yeux grands ouverts! Le restant de l'eau a revolé sur mon conjoint!! haha! Mon fils avait 3 tours de cordons et il était un peu bleu, mais il avait beaucoup d’espace pour son cou. Quand j’ai vu ça, j’étais inquiète, mais rapidement j’ai compris que tout allait bien. Ils ont défait les tours et je me suis avancée pour aller chercher mon petit loup et le mettre sur mon bedon. Ah wow quel bonheur! C’était…. Wow! intense!!!  Mon conjoint a coupé le cordon. Alexis pleurait, son papa et ma grand-mère aussi! J’étais très émue, comblée et émerveillée. Je parlais à mon bébé et je l’avais collé sur la peau. Je voyais le médecin en train de faire des points sutures… j’ai déchiré un peu au niveau du périnée, mais rien d’important. Je m’en foutais, j’étais dans ma bulle avec Alexis. Il pleurait et on dirait qu’il avait tant à me raconter. On a laissé Alexis une bonne heure et demi, avant de le peser. Je l’ai allaité et ça s’est bien passé. Alexis semblait être bien collé sur maman et moi j'étais vraiment aux anges. À la pesée on a appris qu’il pesait 8 livres et mesurait 20 pouces et demi.
Nous sommes revenus à la maison le lendemain, samedi soir vers 9 heures. Tout se passait bien, donc ils nous ont donné notre congé. J’ai bien aimé accouché à cet hôpital. Ils ont lu mon plan de naissance et l’ont respecté. Tout le personnel d'Anna Laberge a été génial! Les infirmières étaient vraiment toutes gentilles.

lundi 13 septembre 2010

La naissance de ti-mini, par Mymybelle

Nous sommes le 4 février 2010. Bébé se fait attendre. Ma DPA est le 10 février mais comme Ti-loup est né 7 jours avant sa date, j’avais espoir que le 2e accouchement arrive un peu plus tôt de quelques jours.

J’ai quelques contractions aux 30 minutes mais rien d’alarmant.

Vers 23h je vais me coucher en me disant que ça va probablement s’arrêter en me reposant. Bien non. Je suis passé de 30 à 15 minutes puis à 10 minutes vers 1h00. Ça me donne la désagréable impression d’avoir envie de pipi. Chaque fois que je me lève, je sens un petit « plok » dans ma culotte. Je me souviens qu’on m’avait dit que si les membranes étaient seulement fissurées (et non rompues), ça pouvait faire comme un petit « plok » à chaque fois qu’on se lève.

Vers 2h00, j’appel à la meternité pour savoir si je dois me présenter à l’hôpital ou pas puisque je ne suis encore qu’aux 10 minutes. On me dit que comme c’est un 2e bébé, de venir, qu’il y a de bonne chance que le travail soit vraiment commencé. On part donc en pleine nuit pour l’hôpital. Mon beau-père étant en visite chez nous, on le prévient pour qu’il s’occupe de Ti-loup le lendemain matin. Ma mère devait passer le prendre dans la matinée.

On arrive donc à l’hôpital vers 2h45. J’ai toujours des contractions aux 10-15 minutes. Malheureusement pour moi, c’était la période des stages, j’ai donc eu droit aux examens en double. Comme c’était mon 2e accouchement, ça ne me dérangeais pas tellement que mon col soit vérifier par l’infirmière et la stagiaire (elles doivent bien s’entraîner si elles veulent apprendre!) mais j’avoue que ça m’aurais indisposé si ça avait été mon premier.

On estime que mon col est dilaté à 3 cm. Le gynécologue de garde viendra me voir dans quelques temps. Vers 3h45- 4h00, il arrive. Je suis maintenant dilatée à 3+cm avec membranes bombantes. Je suis officiellement admise à l’hôpital bébé est en route.

Je commence à faire du ballon, ça m’avait tellement soulagé la première fois! Mais pas cette fois!!!! J’avais toutes les contractions dans le bas du dos et dès que je bougeais sur le ballon, ça empirait la douleur. Les contractions sont vite devenu plus intense et la seule chose qui me soulageait était de me faire frotter le dos par mon amoureux. J’ai donc été dans le bain tourbillon. Cette fois les remous m’ont fait un bien fou!!!! J’y suis restée seulement 15-20 minutes car étant à mon 2e accouchement, le bain pouvait faire en sorte que je passe de 5 à 8 cm en 15 minutes et ainsi me faire rater la péridurale. Comme j’avais déjà mal à un point presque insupportable pour moi, je ne voulais pas passer à côté.

Ça n’a pas été une partie de plaisir de m’anesthésier. La stagiaire qui me maintenait les épaules n’était pas à l’aise, elle me positionnait mal, l’anesthésiste bougonnait parce que je ne rondissais pas assez le dos. Ça s’est placé quand l’infirmière est venu me soutenir. Je la sentait en confiance et stable, ça m’a relaxé, j’était mieux positionné et tout s’est fait rapidement.

Il était 7h30. À 9h30, ma mère est venu apporter quelques trucs que mon homme avait oublié chez nous. J’ai donc pu dire au revoir à mon grand garçon avant qu’il n’aille passer quelques jours à la ferme chez grand-papa et grand-maman. Peu de temps après le médecin de garde (un autre car on changeait de gynécologue à 8h le matin), est venu rompre mes membranes. J’étais seulement rendu à 6 cm. À 10h par contre j’était complète! Le bébé était en station +2 (ça veut dire qu’il a commencé à descendre) et comme ça pouvait se passer vite, les infirmières ne voulaient pas que je pousse. Heureusement que je n’avais pas le réflexe de poussée grâce à la péridurale car je ne les aurait probablement pas écouté. Le médecin est arrivé 10 minutes plus tard. Je n’ai eu qu’à pousser 6 fois (donc 3 contractions) et mon 2e fils était né. Il était 10h29 (si on arrondit, mes fils sont tous les 2 nés à 10h30, l’un am et l’autre pm :P)

J’ai eu une déchirure au niveau du clitoris et de l’urètre. Il paraît que c’est très rare que ça déchire là. Ça m’a valu une sonde pour 24h le temps que ça commence à cicatriser. J’ai aussi eu des caillots. Quand ça arrive, on nous masse plus souvent le ventre pour que tout sorte pour éviter une hémorragie. Déjà que ces massage ne sont vraiment pas agréable, j’ai du en avoir le double de la normale!  Mais bon, rien de bien grave.

Celles qui se demandent si c'est vrai qu'on oubli vite la douleur, oui! À quand le troisième???





















Malfgré tous les petits et gros désagréments ou douleur dû à un accouchement, j’en garde pour l’ensemble de bons souvenirs. À quand le 3e?? ;)

La naissance de ti-loup, par Mymybelle

La naissance de ti loup

Tout a commencé le samedi 20 septembre 2008. Ma sœur devait aller faire des courses à Québec et comme je m’emmerdais chez moi, elle m’a offert de les accompagner. Avant de partir je passe par la salle de bain (pas le choix à 39 semaines de grossesse). Je remarque que je viens de perdre mon bouchon muqueux. Pas de panique! Je sais que certaines femmes le perdent jusqu’à 2 semaines AVANT d’accoucher!

En m’assoyant dans la voiture, j‘ai une contraction. Pas trop intense mais douloureuse. Après 1 semaine de faux travail, ça commence à devenir sérieux. Durant toute notre escapade, j’ai eu 3 contractions à 1 heure d’intervale chacune. Aucun stress.

À mon retour chez moi, j’entreprends de trier les 2 poches de linge qu’une amie nous a donné. Quand tout mon divan et mon fauteil sont pleins de vêtements de bébé, le téléphone sonne. C’est mon frère. Il a eu un accident et veut que nous allions le chercher. Il ne sait pas où il est et me passe une autre personne pour qu’elle me dise l’adresse (non mais je capote moi là!!!). J’appel mon chum, qui travaillait ce jour-là. Il passe me prendre et on part chercher mon frère. Durant une sortie scolaire dans un centre de rafting, un faux mouvement a fait tomber un gars costaud sur lui et lui a tordu la colonne. On a donc passé la soirée à l’urgence.

Vers 23h30, on est chez nous et on se couche. Mon chum dort par terre dans le salon (souvenez vous qu’il y a du linge de bébé PARTOUT!) et mon frère et moi dormons dans le lit. J’avais un rideau de douche sous les draps de mon côté du lit au cas où je perdrais mes eaux mais comme mon côté longe un mur et que mon frère a besoin d’appui pour marcher, je lui laisse mon côté et je me met une serviette au cas où (j’avoue que je ne croyais pas que ça se passerait si tôt).

À 5h du matin, je me lève pour mon 3e pipi quand un gros « splouch » atterris dans la serviette (heureusement que j’en avais une!). Je pars réveiller mon chum. On arrange tout pour que mon frère puisse retourner chez lui (c’était déjà prévu qu’il reparte, ça ne serait juste pas nous qui irait le reconduire). On arrive à la maternité vers 5h45-6h. Comme il y a beaucoup de mamans en travail, on m’installe tout de suite le soluté, au cas où on en aurait besoin pour ne pas me l’installer d’urgence et risqué de me blesser. On m’examine : les eaux sont bel et bien rompues (comme si il y avait eu un doute!) et je ne suis dilaté qu’à 1 cm, effacée à 75%.

Comme je n’ai aucune contraction on me dit d’essayer la stimulation des mamelons, que ça pourrait aider à provoquer le travail. Ça été tellement efficace que j’ai arrêté tout de suite! Non mais ça fait mal ça!!! Vers 10h, ma gynécologue (qui était de garde) vient m’examiner. Comme j’ai peu de contraction et que mon col est toujours à 1 cm, elle m’offre de me donner de l’ocytocine pour que les choses avance puisque bébé et moi ne gagnons rien à attendre que mon corps se « réveil ». J’accepte à contre-cœur car je me souviens trop bien de ma grosse contraction et j’ai franchement pas hâte d’en avoir à répétion!! Le travail se met en place.

J’ai des contractions aux 2 minutes. J’ai passé beaucoup de temps à sautiller sur le ballon d’exercice. Ça m’a beaucoup aidé à supporter la douleur. Par contre comme je suis sous hormones artificielles, on doit me faire du « monitoring ». 30 minutes couchée sur le dos à attendre. AYOYE!!! J’avais juste hâte que la demi-heure se termine pour avoir le droit de retourner sur le ballon!!

En début d’après-midi, mes contractions étaient aux minutes et ça ne relâchait pas du tout entre chacune d’elles. Comme il faut que ça relâche pour permettre à maman et à bébé de reprendre leur souffle, on a baissé la dose d’ocytocine. Mon corps avait pris le relais. J'avais toujours des contractions aux 2 minutes mais cette fois sans hormones. Vers 17h, j’étais dilatée à 4 cm. Je commençais sérieusement à envisager la péridurale! On m’a dit que l’idéal était de l’avoir à 5 cm alors on m’a offert d’aller dans le bain tourbillon. L'eau chaude m’a fait du bien mais pas les remous!! Dès que mon ventre se durcissait, je devenais agressive avec les bulles! J’ai du passer 1h30 presque 2h dans le bain. Là mes contractions étaient plus espacées mais 3 fois plus douloureuses. De retour à ma chambre, on m’examine….. 5 cm! Yeah! Là je veux qu’on me soulage! Je n’endure plus rien!! À 19h30, j’ai reçu la péridurale. Quel soulagement!! Vers 21h, je ressentais une sort de poussée dans le colon. L’infirmière vérifie, je suis à 10 cm! Enfin!! Ma gynécologue est venue vérifier la position du bébé. Monsieur avait le nez vers le haut ce qui n’est pas l’idéal… Elle a donc introduit sa main (vive l’anesthésie!) pour retourner le petit pour qu’il ait le nez en bas. Ça m’a quand même fait mal mais elle a réussi. Elle venait de me sauver 1 heure de poussée paraît-il. J’ai pu commencer à pousser. 30 minutes…….. 1h…… Au début, j’avais l’impression de pousser dans le vide. On ne voit pas la tête, il ne se passe rien. À un moment, la tête semble vouloir sortir mais elle rentre entre les contractions. Un peu plus tard elle ne rentre plus. On dit alors que le bébé est couronné. L’infirmière rappel ma gynéco, bébé arrive!!! Pendant que tout le monde se prépare à accueillir bébé, j’ai une nouvelle contraction. On me dit de ne pas pousser. Je vois dans le miroir, la tête de bébé qui sort un peu toute seule et je pousse même pas!! Une fois tout le monde installé, on pousse!! J’avais à peine 20 secondes de répit entre les contractions! Comme si mon corps en avait assez de niaiser! Quand la tête et les épaules ont été passé, ma gynécologue m’a proposé d’aller chercher mon bébé. J’ai fais ni une ni deux, je me suis relevé un peu et j’ai aggripé mon fils et je l’ai emmené sur mon ventre.

Wow!! Quel moment magique!!! Mon homme et moi avions les larmes aux yeux! Notre petite merveille était arrivée après 1h30 de poussée, (une durée normale pour un premier bébé) soit à 22h27. Pour celles qui se demandent si on oubli vraiment tout le mal qu’on a eu en accouchant, oui on oubli. Pas tout mais juste assez pour nous dire que c’était pas assez terrible pour en avoir un deuxième…..

La naissance d'un ange, vu par sa tante

Quand ma belle-sœur est partie pour l’hôpital, elle n’était certaine de rien. Comme je suis une championne en faux travails et qu’elle n’avait pas atteint sa DPA, j’ai pensé que c’en était un et qu’elle nous rappellerait à son retour chez elle, dans une heure ou deux. Son père à plutôt rappeler une heure plus tard pour nous dire que ca y était !

Nous venions d’entamer un souper tardif qui promettait d’être succulent, mais mon appétit s’est envolé d’un coup, remplacé par un mal de cœur désagréable. J’étais heureuse d’apprendre qu’elle ne souffrait pas et je m’accrochais désespérément à l’idée qu’elle allait accoucher comme une chatte, en deux heures, sans souffrir une seule seconde. Durant la soirée et la nuit, j’essayais de penser à autre chose mais la seule autre chose que j’avais en tête c’est ‘’merde ! Faut que je dorme !!!’’ et ‘’merde ! Je veux des gravols !!!’’ J’ai vomi environ cinq fois dans ma vie. Mais j’ai eu mal au cœur des milliers de fois. Mon corps à de la misère à vomir. Pas moyen de faire sortir le méchant et de régler ca vite vite… J’ai donc passé la nuit à essayer de vomir sans succès, à répondre au téléphone, à appeler pour avoir des nouvelles et à être mortellement jalouse de Chéri, qui ronflait pénard à mes cotés…

Le lendemain, quand il s’est réveillé tout pimpant, je lui ai relaté ce qu’il en était, il a téléphoné et nous avons appris qu’elle commençait à pousser et trouvais ca facile. J’étais soulagé, toujours accroché à l’idée qu’elle n’allait pas souffrir une seconde. Une heure après, nous apprenions qu’elle poussait toujours, nous nous préparions à partir pour l’hôpital, je devenais hystérique à force de m'inquiéter et je vomissais enfin les deux bouchés que j’avais eu le temps de manger la veille. Épuisé mais alléger de mon mal de cœur, j’ai réussi à habiller les filles et à me traîner jusqu’à la voiture. Arrivée à l’hôpital après nous être écartés d’une dizaine de minutes, j’ai déposé Chéri puis j’ai été acheter des cafés potables pour ceux qui avaient passé la nuit à boire la chose brune de l’hôpital.

J’ai probablement failli tuer quelques personnes en chemin mais rien de catastrophique n’est arrivé. Moyenne puce avait quatorze mois et Grande puce avait six ans. Le bébé en poche de patate d’un coté, le cabaret de café de l’autre et Grande puce courant le marathon derrière, j’ai franchis les corridors, ascenseurs et nombreuses portes qui me séparait des nouvelles fraîches, de ma belle-sœur et de, possiblement, mon neveu. La première chose qu’y m’a été dite c’est ‘’elle vient de lâcher un de ces cris, je pense que ca y est !!!’’. Dieu merci, j’avais manqué ca !!! Je me serais sans doute évanouie… La vie est bien faite. Et en effet, ca y était ! Ma belle-sœur avait survécue, mon neveu était en santé et magnifique, je n’avais plus envie de vomir et tous le monde étaient heureux !

Je repose ma question donc… Ca va être quoi à l’accouchement de mes filles ?!!!